juste un souffle

juste un souffle
Je déménage, n'aimant plus vraiment l'environnement de skyrock.com, j'ai choisi de rejoindre une nouvelle catégorie de blog qui correspond plus à ce que je recherche, je pense ferme celui-ci si j'ai la patience de mettre tous les anciens articles sur le nouveau voili voilou z'avez juste à cliquer ici
bye

# Posté le jeudi 28 août 2008 16:12

Modifié le samedi 30 août 2008 10:58

comme c'est joli

comme c'est joli
La vie est belle lorsque l'on fume une clope sous une veranda par un temps de pluie, à écouter les plic plic sur le verre, la vie est moins belle lorsque l'on vous annonce le prix d'une première classe parce qu'il n'y a plus de place en seconde.
La vie est belle lorsque l'on monte les escaliers et qu'un coup de vent laisse entrevoir une culotte sous une jupe, elle l'est moins lorsque l'on doit rentrer chez soi à 21 heures parce que son train joue à l'escargot.
La vie est belle lorsque l'on boit son café en regardant le ciel bleu, elle l'est moins lorsque que l'on regarde la montre et qu'il reste une minute de pause.
La vie est belle lorsque l'on rembarre un client trop prétentieux parce que vendeur au guichet c'est le dernier poste avant le RMI, la vie l'est moins lorsque l'on doit vendre un billet au prix fort pour des personnes qui se rendent à un enterrement.
Micro texte pour méga fatigue.

# Posté le mercredi 20 août 2008 16:15

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 12:39

Petit prince

Petit prince
Il était un petit prince,
Un petit prince qui vivait dans un grand château, perché au fin fond d'une montagne. L'édifice surplombait la vallée, un géant enraciné dans un mont. Il paraît que ce château avait toujours vécu ici. Le petit prince ignorait tout cela, l'importance du nom, la dignité de son rang, la vie en dehors de ses murs, de temps à autre il voyait les garçons de son âge se battre dans la cour. Il était aveugle au monde, ne vivait que de ses histoires, voyait la vie dans ses jouets, des armées de plomb alignées pour combattre un dragon qu'il imaginait crachant de l'eau. Son monde avait une frontière, la porte de sa chambre, qui ne s'ouvrait pour lui offrir à manger, ou pour l'instruire. Ses parents n'était là que pour le présenter aux inviter, prouver aux autres que la famille ne s'éteindrait pas. Pas de frères pas de soeurs, pas d'amis, pas d'animaux de compagnies. Une chambre, un lit, une cheminée d'où il devait sortir un ange pour lui parler le soir, des flammes parfois qui lui contait des histoires pour s'endormir.
Il avait toujours vécu ainsi, ignoré par sa famille dès ses premiers cris. Il gambadait dans son antre, ses cheveux blonds frisottants, son corps tournant se croyant dans un grands parc.
Il n'avait que son imaginaire pour fuir sa réalité.
Quand un soir, le château illuminé de milliers de bougies, petites flammes affrontant l'obscurité, des calèches défilaient dans la cours, les unes après les autres déglutissant un couple de nobles, grandes robes pour ses dames laissant apparaître d'énormes poitrines, masques de soies noires pour les hommes. Une musique envoûtante s'infiltra jusque dans son repère. Un courant d'air sans doute, ou l'aide d'un destin qui n'avait pas encore frappé, ouvrit sa porte. Tout intrigué le petit prince sauta de son lit, trop grand pour lui, enfila ses souliers , et avança à pas feutrés vers le nouveau monde. Il prit sur lui, affronta sa crainte et ouvrit en grand sa porte. La musique se fut plus entêtante, il calqua ses pas sur la mesure, et suivit les notes pour s'orienter dans l'obscurité de se qui deviendrait sa demeure.
Jamais il ne s'était rendu compte que sa chambre trônait dans la plus haute tour, de ses jeunes jambes il descendit les marches, humant l'air de sa liberté soudaine, mais la crainte le rongeait encore, quand enfin la lumière fit son apparition, il se calfeutra dans un recoin, devant lui défilaient solennellement, les différent couples, chacun s'orientant dans une salle différente, il se rendit compte que trois groupes se formait, parmi ses étrangers il distingua ses parents, il n'avait encore jamais vu son père avec un visage aussi dur. Ses géniteurs s'enfermèrent avec leurs groupes dans la première salle.
Petit prince attendit la fin de la procession. Lorsqu'il s'assura que s'en fut finit, il retira avec précaution ses escarpins à talons, courut vers la fameuse salles. Il n'osa ouvrir la porte, colla son oreille contre elle, la musique s'était tût, un silence d'or planait dans le manoir. Son oeil découvrit une percée dans l'ébène, quelle ne fut pas sa surprise, lorsque qu'un énorme sexe fit son apparition pour s'infiltrer dans le corps d'une femme, celle-ci cria si fort, que petit prince referma ses oreilles. Effarée par l'apparition, il manqua de tomber à la renverse, un cri vicieusement s'échappa de sa gorge, lorsque petit prince comprit le bruit qu'il avait émit il courut se réfugier dans une autre pièce, celle-ci ouverte. Un énorme brasier flambait dans la cheminé. Il se cacha derrière un énorme canapé. Deux hommes et une femme, entrèrent juste après lui. Les deux hommes portait une femme, probablement ivre. L'attachèrent sur la table, sortirent du feu un tison, petit prince était effrayé, quand sa peur retomba, lorsqu'il découvrit que ces messieurs allumèrent des bougies tout autour de la femme. Les deux hommes se mirent à nus, déployèrent sur la femme, une poudre. Après avoir exécuté cela, il allumèrent chacun une énorme pipe, et tirèrent lentement dessus, tandis qu'il sirotait une boisson. L'un des deux hommes se leva et tourna son regard vers petit prince. Petit prince n'avait jamais vu un visage comme cela, les yeux étaient injectés de sang, les pupilles complètement dilatées. Sur le visage on distinguait une envie, un manque horrible, visage avide, L'homme se saisit d'un fouet, les lanières brillaient de bout de verres que l'on avait incrusté dans le cuir. Avant même de frapper le premier coup, Petit prince prît la fuite. Courant affolé dans les couloirs de son château, tentant d'ouvrir toute les portes qui s'offrait à lui il tomba en face d'une, fermée, mais il n'en pouvait plus d'errer ainsi, de nouveau il regarda par la serrure, distingua à travers la fumée qui encombrait la salle, des hommes et des femmes jouant aux cartes en silence, le bruit des cartes seul perçait ce nuage de nicotine. Quand un des hommes, se leva dégaina son revolver et fit éclater la tête de son partenaire assis en face de lui. Les femmes se mirent à rire, les hommes prirent des calices et approchèrent le récipient du cadavres pour en prélever le sang qu'ils se mirent à boire avec délectation.
Petit Prince hurla pour de bon, cette fois-ci il partit de nouveau s'enfermer dans son imaginaire, de ne jamais en sortir, mais il n'avait pas encore compris que tout comme l'imaginaire le réel pouvait se transformer.

En dehors de ce texte, il y a une petite vision du monde. En dehors de l'imaginaire, il y a toujours une réalité que l'on tente d'évacuer, en dehors des mots il y a toujours un message qui tente de percer.

# Posté le vendredi 15 août 2008 17:49

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 12:39

Réflexion

Réflexion
Je suis éberlué, cela fait plusieurs jours que je n'arrive plus à écrire, je ne sais pas pourquoi. Impossible de trouver la moindre petite histoire. Mon petit cerveau à lui aussi décider de partir en vacance. A mon grand regret. J'ai beau tenter de poster un article, rien ne veut apparaître sur la page blanche, pas de noir pour maculer ce blanc limpide. Que dalle, juste du vide.
J'ai juste des mots qui s'enchaîne sans vouloir dire quelque chose.
Pourtant j'essaye de regarder ce qu'il y a de différent par rapport à l'époque où je n'étais pas en vacances. Je suis toujours aussi seul le soir la plupart de la semaine. La journée je bosse. Et c'est pas mon travail qui m'empêcherait d'avoir des idées, au contraire je vous promet un petit florilège des plus beau clients de la SNCF. Si ça se trouve vous en faites parti.
Je passe toujours mes week-end à boire sans fin. J'erre toujours le lendemain comme un zombie dans ma maison.
Des sujets pour des histoires, j'en ai plein. Samedi dernier par exemple, j'ai passer la nuit du samedi au dimanche dans le parc des buttes chaumont avec une jolie demoiselle, on avait tout le parc rien que pour nous. Le vide de la nuit à remplir avec nos deux âmes. Je me suis prit pour Indiana Jones, en escaladant une des nombreuses cascades artificielles du parc. Fallait bien faire le grand costaud.
Là dessus, j'aurai pu en écrire tout un roman, pourtant rien n'a voulu sortir même là, ça ne vient pas. Parce que quand même, dans le cliché romantique je ne crois pas que l'on puisse mieux faire, vue imprenable sur Paris, le soleil qui se lève à droite des pupilles. Les oiseaux qui chantent sur l'oreille gauche, la fumées des clopes qui s'enroulent entre elles. La découverte de passage secret, la totale. Même des monstres dans les nuages, quand on les affrontés du regards allongés dans l'herbe à se prendre des gouttes de pluie sur le visage. Mais nan rien, pas un mot pas une histoire. D'ailleurs je ne sais même pas pourquoi j'écris tout cela, ça n'a ni queue ni tête. Je ne sais jamais comment ce finissent mes articles, mais là je le sais encore moins que d'habitudes. Je pourrais le faire maintenant, là, sans raison, juste un mal au poignet, une envie de changer de musique. Ou alors là maintenant. Mais , je n'ai pas envie, j'ai oublié de parler de mon boulot.
Moi, Benjamin, 19 ans pas encore bien frappé,mais un peu quand même, vends des tickets de train à coté du bar d'Amélie Poulain.
Depuis que je travaille là ou ici je ne sais plus, je vous laisse le choix, j'en découvre énormément sur la nature humaine, et c'est compliqué parce que on passe par tout les couleurs de l'arc en ciel. Mais il y a une chose qui a bien changé chez moi, jamais plus je ne me plaindrai d'un bonhomme au guichet qui ne veut pas faire ce que je lui demande. J'ai découvert les règles, alors moi par exemple Benjamin 19 ans 13 jours de travail à la SNCF, je ne vous rembourserai jamais un billet prem's que votre grand père vienne de mourir, qu'on vous a amputer une jambe, rien à faire. Voilà, j'aime pas cette fin, elle est horrible, et ça ne reflète pas tout à fait ma personnalité première, sans doute une un peu caché. Je pourrais très bien l'effacer pour paraître sympa, mais nan.
Bien, je vous promet que je ne recommencerai plus un truc pareil.
Pardon
En plus, c'est bourré de faute plus grande les unes que les autres mais là j'ai la flemme de corriger, je vous laisse faire avec.

# Posté le mercredi 13 août 2008 17:08

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 12:39

la vie?

la vie?
Tu t'en vas sous un ciel gris,
ta petite jupe flotte dans le vent.
Tes longs cheveux blonds s'enfuient plus vite que toi.
Je tombe à genoux sur le sable regardant mon avenir fuir dans le lointain.
Tu as dit que tu ne voulais plus de moi, mais tu ne savais pas que j'avais encore besoin de toi.
Des gouttes de pluies s'éparpillent sur mon visage, remplaçant des larmes qui ne veulent pas couler.
Ce soir je me saoulerais au bourbon pour t'oublier.
Mais demain je n'aurais que ton visage dans le reflet de ma tristesse.
Il paraît que tu crèveras deux jours plus tard. Moi je suis déjà mort sur cette plage.
On m'avait chuchoté que la vie continuait, j'ai du mal à y croire.
Comment peut-elle continuer?
C'est autre chose qui va repartir, nouveau train pour nouvelle destination inconnue.
De nouveau la joie de rencontrer une fille différent de toi. De nouveau attendre chaque minute de pouvoir l'entrevoir, l'entendre.
Elle, remplaçant peu à peu ton souvenir.
Un nouveau rire, un nouveau cri dans sa bouche un soir.
Un nouveau sourire lors d'un dîner, un soir sur une terrasse de Montmartre, sirotant ce vin blanc en admirant le soleil s'endormir sur le Sacré Coeur.
Sans doute on se promènera ivre dans les rues du Marais.
Puis, encore une fois, elle partira.
Je me retrouverai sur une plage ou face à sa porte, scrutant une nouvelle vie qui se meure, qui fuie devant mes yeux.

"Tu veux monter vers les hauteurs libres, ton âme a soif d'étoiles. Mais tes mauvais instincts eux aussi ont soif de liberté." F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

# Posté le mercredi 06 août 2008 15:32

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 12:39