"L'alcool tue lentement. On s'en fout. On n'est pas pressés." Georges Courteline

"L'alcool tue lentement. On s'en fout. On n'est pas pressés." Georges Courteline
Il m'arrive d'être saoul, parfois, souvent, de temps à autre, ce week-end se fut constamment ou presque, en tout cas demeurer en état d'ébriété une bonne partie de la journée. Ce qui peut conduire à faire des choses peu morale allons nous dire.
Une fois ivre, il y a deux moments je pense.
Le premier: l'euphorie totale, on rit pour un rien, on danse sur n'importe quoi. on dit des choses plus grosses que nous, on fait des jeux stupides mais tellement marrant, on s'enflamme sur des sujets très importants, on révèle un bout des sa personnalité. Une personne saoule vous dira toujours ce qu'il pense vraiment au fond de lui, il ne peut pas mentir, premièrement parce qu'il n'en voit pas l'intérêt, deuxièmement parce qu'il n'a pas la force d'inventer des histoires. L'être ivre est un concentré de vérité qui peut parfois vous péter à la gueule sans que l'on ne s'en rende compte. La meilleur façon d'avoir tout les aveux est donc soit de torturer et encore... soit de faire boire.
Donc reprenons, on est aussi terriblement sociable, et on a très faim de tendresse ou plus. On aime tout le monde sauf ceux qui ne sont pas là, on ne sait plus marcher non plus, et on fait pipi tout le temps. Voilà pour le premier mouvement, il en manque j'en suis certain, mais en gros il y a le principal.
Le second: la descente, l'alcool a finit de procurer son euphorie, et l'on se retrouve généralement seul, on s'assoit dans un coin, un fauteuil c'est très bien.
Moi j'étais assis sur un fauteuil, je tenais une guitare entre les mains, et je jouais un peu tout et n'importe quoi, enfin je jouais, je tapotais sur les cordes et cela donnait un son, que l'on trouve d'ailleurs très bien. Et puis je me suis laisser prendre par mon imagination.
Il y avait du vent qui sifflait dans le blé. Un joli soleil trônait dans le ciel, quelque nuages jouaient à cache cache avec le bleu, parfois s'amusaient à se métamorphoser en monstre ou en petit cheval.
Il y avait un fille assise dans le blé. Elle avait un chapeau de paille posé négligemment sur de joli cheveux blonds qui flottaient sur le vent,les rebords du couvre chef ondulaient, une paire de lunettes vertes posées sur le nez, elles étaient cerclées de vert émeraude, elles paraissaient énormes mais juste ce qu'il faut, pas ridicule. Une jolie robe noire se promenait sur son corps, elle remontait le long de ses cuisses laissant apparaître de magnifiques jambes ambrées. Elle avait une tulipe dans la bouche qui tournait sur ses lèvres. Ses deux bras soutenait son être, sa tête tombait en arrière. Elle était sublime. Moi je me frayait un chemin dans le champs pour l'atteindre quand soudain un bras me retint, j'essayait de me dégager, mais il me tenait fermement, il ne voulait rien savoir.
Wow Benji, une binouze?
Hum... quoi??? oui... je suis où???
Allez les amis tout va mieux maintenant c'est reparti, on en reprend et on danse toute la soirée remix de pulp fiction sur du guetta, les yeux qui voit tout flou, les corps qui se collent, s'éloignent.
Et souvenez vous toujours de cette magnifique phrase de Victor Hugo:
"Un homme qui ne boit jamais de vin est suspect."
# Posté le dimanche 06 juillet 2008 18:52

L'histoire du conte

L'histoire du conte
Dans un très très vieux châteaux, perdu tout en haut d'une grande montagne, il y avait donc un château. Pourquoi un château me diriez vous, je pense qu'à priori une maison est une chose trop commune pour commencer une nouvelle histoire. Alors prenons un château, mais pas de prince, les princes n'existent plus tout comme les princesses, il n'y a plus que des hommes des femmes, ni plus ni moins et il faut s'en contenter. On pourrait ajouter que cet homme seul est aussi peintre, et qu'il peint sur la plus haute tour de son donjon, ce qui fait une hauteur certaine quand même. Comme c'est un garçon vaillant, il n'a pas peur du vide, cela dit il n'a pas de fenêtre ce qui lui permet de ne pas avoir à jeter un coups d'oeil dehors. habituellement dans les contes ce sont toujours les jolies princesses qui sont enfermées dans les tours, et elles ne trouvent généralement rien de mieux à faire que de coudre ou de se coiffer. Et bien moi comme je suis un garçon, mon jeune homme qui est dans cette tour, est un grand peintre, et il est très cultivé, mais il a été emprisonné dedans par un vielle sorcière folle et lesbienne, ayant quand à elle trop lu de contes.
Or cette vieille folle a une maladie rare, très rare. Elle inverse l'histoire du livre qu'elle lit, par exemple le: "et ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants", donne: et ils moururent malheureux et sans enfants.
Donc la sorcière est persuadé que si elle enferme un bel homme dans son donjon, que la légende fasse son chemin, obligatoirement il y aura une jolie demoiselle qui viendra sauver le bel homme et elle tombera amoureuse de la sorcière parce que c'est elle la gentille. Alors là ceux qui ont suivis bravo :D
La sorcière est une sacré veinarde, puisqu'elle vit au XXIème siècle, et que dans ce siècle les demoiselles ont décidé de se battre pour leur droit depuis quelques temps déjà, ce qui donne un mouvement apolitique: le féminisme qui a pour but de revendiquer l'égalité entre les hommes et les femmes. Ayant moi même été touché par le dévouement de certaines de mes amies pour cette cause, je décide d'apporter mon petit grain de sel à l'édifice et donc de vous permettre mesdames d'être l'héroïne d'un conte ou généralement c'est un garçon qui joue les gros bras et qui sauvent la belle princesse.
Donc il existait tout en bas dans la vallée, une jeune fille qui tout les jours jouait au paint ball, et qui finalement est devenu la meilleure, elle tirait aussi vite que Lucky Luke, ses balles étaient redoutés dans le monde entier parce qu'elle visait toujours au bon endroit, elle ne ratait jamais sa cible. Cette jeune fille avait un soir, au coin d'une belle lampe Ikea, entendu un conte conter par son magnétophone juste avant de s'endormir. Ce conte racontait l'histoire de ce jeune homme retenu par la teigneuse, ignoble et moche très moche sorcière. La première fois qu'elle entendu ce conte elle lâcha comme toute jeune fille de son siècle un méga lol. Parce que évidemment elle avait trois ans donc ne croyait déjà plus aux princes et aux princesses. La petite souris? je ne vous en parle même pas.
Pourtant, son papa, un jour où il ne rentrait pas trop tard du boulot, lui raconta que dans les contes, certes on ne trouve pas la vérité mais l'on peut trouver quelque chose en quoi croire.
Cette phrase lui avait transformer sa vie, comme toute jeune fille de son âge, elle savait que l'on pouvait devenir star de la chanson en passant par la Star Ac', mais tomber amoureuse à travers un conte pour enfant, ça c'était bien la première fois.
Comme toutes les filles de son âge, elle pratique des sports qui étaient jadis réservés aux garçons, elle a commencé par de la boxe française, puis du football américain pour finir aux paint ball. Cet entraînement, lui permit de devenir une personne crainte et respectée.
Un jour, après une grande dispute avec ses parents au sujet de la fête de vendredi soir, imaginez ces parents lui avait interdit de rentrer après 19h30. La grosse crise quoi, elle décide de fuguer. Sur le chemin vers la cuisine pour prendre des barres de céréales histoire de tenir un peu plus de deux heures. L'image du château lui revint à l'esprit. Tout de suite elle se dit que avec ce jeune homme enfermé dans sa tour, elle pourrait sans doute pouvoir rentrer plus tard à la maison, peut-être 23h30, ouah le méga kiff quoi presque une nuit blanche.
Elle s'emparât donc de la boîte entière de barre céréale, puis courut toute la nuit vers le château, grâce à son super entraînement renforcé par les cours de stretching vu à la télévision elle l'atteignit en moins de temps qu'il n'en faut pour se faire sécher son vernis avec la nouvelle formule qui le rend sec en 2 secondes chrono.
La sorcière qui avait vu dans sa boule de cristal, la demoiselle arrivée dans son vieux très vieux château était toute émoustiller. Le jeune homme, lui continuait à prendre ses pinceaux, es faire tremper dans la peinture, puis appliquer le tout sa toile, à travers ses oeuvres il essayait de créer ce qu'il y avait par delà les murs de sa tour, il avait son imaginaire et des livres de Balzac ou Stendahl, le pauvre, quel effet cela lui fera en sortant.
La sorcière devant sa glace fit tout pour se rendre presque belle.
Le jeune homme dans son atelier fit tout pour peindre les plus beaux des paysages celui dans lequel il aimerait pouvoir s'endormir.
La jeune fille, elle, faisait tout pour ne pas casser ses talons dans les escaliers.
Lorsqu'elle arriva dans le donjon, elle fit sursauter le jeune homme qui raya son plus beau tableau avec son pinceau (signe annonciateur).
Quand elle s'approcha du jeune homme, elle était fière, son premier baiser serait pour sauver un homme. Manque de pot, comme la sorcière inverse le cours des histoires, elle fait de même pour les formules, lorsque la lèvre de la jeune fille effleura celle du jeune homme, ce fut un beau, très beau crapaud qui apparut sous ses yeux.
Terriblement frustrée d'avoir loupé son premier baiser, elle poursuivit le crapaud dans toutes la pièces pour enfin l'aplatir contre le sol et le rouer de coups.
Lorsque la vielle sorcière qui s'était fait un peu belle entra dans la pièce, la jeune fille prît peur, et se remémorant l'effet qu'eu son baiser sur le jeune homme pensa que sur une personne moche cela aurait l'effet inverse. Surprise, la vielle peau reste une vielle peau. Par contre la sorcière, elle de se faire sauter dessus ainsi et recevoir se baiser plein de fureur et d'envie, elle monta au rideau aussi vite qu'une fusée part dans le ciel. Finalement lorsque la vielle sorcière se rendit compte que l'orientation sexuelle de la demoiselle n'était pas la même que la sienne elle décida de l'enfermer dans le donjon.
Petite conclusion: maintenant vous savez tous pourquoi dans le contes ce sont des princesses qu'il faut secourir, tout simplement parce que les méchantes sont très vexées de ne pas leurs plaire.
# Posté le mercredi 02 juillet 2008 18:03
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 18:17

le dernier jour à 18 ans partie 2: la dernière histoire

le dernier jour à 18 ans partie 2: la dernière histoire
Une feuille, un papier jaunis par le temps. Le vent qui souffle dehors.
Une table, un stylo, une bougie qui crève dans le noir.
Un homme, une bouteille de vodka, une larme qui descend des yeux.
Une main qui se saisit du stylo, une encre qui s'extirpe du plume, des lettres qui s'enroulent sur la feuille.
Un mot qui danse sur la feuille, rejoint par une ribambelle d'amis, une larme qui s'explose sur eux.
Un verre qui monte à la gorge, des yeux injectés de sang, les gouttes d'alcool qui danse le long des lèvres.
Un papier qui s'enroule autour du tabac, une langue qui remonte le papier, des doigts qui appuie les bouts l'un contre l'autre.
La bougie qui s'envole, une main qui l'approche des lèvres, un crépitement claque dans le vide, une fumée qui s'enveloppe dans la nuit.
Une tête qui tombe en arrière, un vieux chapeau qui s'écrase par terre, un volet qui se fracasse contre le mur.
Un crachat de sang, s'arrache des poumons. Puis tout s'accèlere, la main s'empare du stylo, les mots s'enchaînent sans fin, le papier se noircit petit à petit, des lignes qui ne sont plus respectées. Il s'en fout, les mots fusent se battent sur la feuille, lui se bat contre la nuit qui l'appelle, reprend une goulée, la bouteille s'explose sur le sol, les bouts de verre s'élancent sur ses pieds, la douleur le fait hurler, sa rage lui fait briser son stylo, il arrache un bout de se verre qui s'est incrusté dans sa plante, la douleur le fait sursauter, son genou se fracasse contre la table, la bougie vacille puis saute dans le vide, la vodka s'enflamme. bizarrement, il se prend conscience qu'il va crever dans cette piaule minable, ivre et seul. Il ne sait pas vraiment pourquoi, mais il se saisit fermement du verre, entaille son poignet, le sang dégouline le long de ses doigts, se bout de verre sera son dernier stylo, son sang sa dernière encre, sur le noir de la feuille, sur la bataille des mots perdu d'une imagination ivre, il grave "La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit." Ce n'est pas de lui, mais il n'a plus le temps de le savoir.
# Posté le vendredi 27 juin 2008 09:41

le dernier jour à 18 ans partie 1

le dernier jour à 18 ans partie 1
C'est étrange, tout a fait étrange...Je n'arrive pas à dormir et je ne pense pas que je vais me coucher de si tôt. Sans doute mon subconscient aimerait profiter un maximum de ces dernières heures avec 18 années de vie au compteur. Avoir 18 ans, c'est comment dire... bien et en même temps triste je trouve.
Quand j'avais 10 ans, je voulait à tout prix en avoir 18. Maintenant que j'en ai presque 19 je voudrais en avoir 10.
La première fois que j'ai eu 18 ans, j'étais quand même très content, je me disais enfin je vais pouvoir être tranquille, la liberté, l'indépendance mon dieu que de grands mots, que de jolis mots que je touchais enfin. Ce jour là je ne pensais pas vraiment que j'allais les toucher à ce points. Je ne pensais pas que j'allais dans quelques mois passer un an avec moi même. ça avait l'air bien d'avoir 18 ans, ça faisait adulte. bizarrement je ne pensais pas alors qu'être adulte est un mot une notion assez vaste.
Et puis un jour je me suis retrouver là assis devant mon PC, c'était en septembre, j'étais grand enfin, j'avais mon appartement, rooo qui n'a jamais rêvé de ce moment là. Alors au début c'est génial, je vais pas mentir. Et puis le génialissimme de la situation perd un peu de son attrait, surtout quand on n'est pas vraiment habitué à vivre seul, surtout mais alors surtout quand on a un peu le bourdon, surtout mais alors surtout quand on commence à prendre conscience du monde dans lequel on vit, surtout mais alors surtout quand on revient d'une soirée bien arrosé et que l'on fait ce que l'on appelle communément un "bad". Je dois dire que c'est assez flippant. Et alors là on se dit:"PAPA MAMAN je veux rentrer à la maison, je veux mon petit lit douillet, je veux vous entendre me charier." ah bah oui mais eh là il y a plus que toi devant ta glace à regarder ta cigarette se consumer dans tes lèvres .
Là à ce moment précis, à cette seconde même où l'on commence à se parler tout seul, on se dit que tout va pas si bien que ça. Mais bon on prend le dessus, on s'endort et puis ça va.
Et puis un jour on commence à vraiment se poser des questions, à vraiment chercher qui l'on est, qui l'on veut être, que faire pour les gens qui gravitent ou pas autour de nous, on se pose véritablement la question de Sartre on peut devenir soit un homme soit un salaud. Mais malheureusement tout n'est pas vraiment ni blanc ni noir. On est un peu des deux.
Il y a aussi des choses qui commence à paraître un peu plus importante, on commence à se rendre compte du vrai mot famille, on réféchit et puis on découvre qu'une grand-mère on en a plus qu'une et qu'il faudrait un peu en profiter qu'il faudrait être un peu là pour elle, on se dit aussi que l'on a qu'un petit frère et qu'il faudrait sans doute arrêter de le poursuivre dans la maison avec un bâton pour le frapper, là on se dit que l'avantage de ne pas vivre dans la même place que lui ça résout le problème de la course poursuite. On se rend compte aussi que des parents c'est quand même pas si mal que ça.
Un jour on découvre aussi que les cerises n'ont pas tout à fait le même goût que celui que l'on imaginait.
Et puis tout ça passe si vite, tout ça paraît tellement futile quand on pense qu'il y en a pour qui le mot avenir se résume à trouver de quoi manger pour ce soir. Alors on découvre un sentiments vraiment nouveau, la honte, évidemment je savais ce que c'était la honte en tout cas j'en avais la vague idée: devenir tout rouge. Et bien nan figurez vous que j'ai découvert que ça pouvait aussi être un dégoût de sa propre personne, quelque chose qui vous prend aux tripes, si fort que l'on aurait presque envie de vomir, parfois on le fait...
Mais disons que dans l'ensemble je pense quand même m'être bien amusé, même très bien.
Il y a quelques heures je viens d'apprendre que Maurice est mort, mais qui est maurice???? Maurice est un petit hérisson qui a décidé de prendre la place laissée vacante par moi même dans ma maison. Le fantôme de maurice doit hanter ma nuit où peut-être celui de l'innocente jeunesse que j'aurais de plus en plus de mal à trouver.
PS: ça me ferait très plaisirs si vous pouviez, après avoir lu ce texte, faire une petite minute de silence pour maurice
# Posté le jeudi 26 juin 2008 18:52
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 18:22

"le coeur est un muscle qui pond du sang, pas des sentiments"

"le coeur est un muscle qui pond du sang, pas des sentiments"
Il finit de rouler sa cigarette, elle est amusée.
Il l'allume, elle en veut une aussi.
Il la lui tend, elle refuse.
Tu ne l'as pas faite pour moi, je n'en veux pas.
Elle l'amuse décidément, il prend son tabac et roule.
Elle l'enferme dans sa lèvre, il approche le briquet
Elle tire dessus, la dégage de sa bouche les volutes s'emparent du ciel.
A la lueur d'une bougie, sur ce soleil qui se couche, le dernier souffle de l'astre rend son visage plus orange, ses cheveux ébène dégoulinent le long de son visage.
Sa voix sensuelle, un peu éraillée par le tabac qu'elle doit fumer trop, envoûte cette fin de soirée.
Ce qu'il se souvient de ce soir, rien, une bouteille de rhum, une discussion qui le transporte, un corps qu'il désire. Deux chaises, un couple de verre, une table, son parfum, une terrasse en bois sur le bord de la plage. La chaleur qui rend fou, l'alcool qui rend amoureux. Elle était comme un chat, insaisissable le jour, des yeux qui vous percent la nuit.
Ses yeux? mielleux.
Une vraie lionne dans son lit, son corps sentait la vanille, son cou était brûlant, ses seins étaient ferme, ses hanches paraissaient si fragile entre ses mains, son souffle sur sa joue était un trésor, ses va et vient un paradis.
Le lit? Il était vide le matin. Il ne restait plus que les traces de son parfum.
Il s'était rhabillé, il devait être seize heures, elle l'avait usée.
Dans le placard il reprit une bouteille de ce rhum.
Retourna s'asseoir, de nouveau contempla la mer. Le soleil laissait des perles sur l'écume. Il ralluma une cigarette, la tête tourna, l'alcool aidant, il se laissa voyager sur l'océan, il y avait un bateau qui filait dans le lointain. Sa casquette couvrait ses yeux, le vent laissait sa chemise de lin se promener sur son ventre.
Il reprit un verre, un sourire se dessinât sur ses lèvres, il ne connaissait pas son nom, son visage s'estompait de sa mémoire.
Il reprit sa veste, ses chaussures entre ses mains, il marcha sur le sable, une traînée de fumée suivait sa silhouette.
# Posté le lundi 23 juin 2008 15:53
Modifié le mardi 24 juin 2008 05:13